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L'inde (ou Union indienne)

État fédéral de l'Asie méridionale bordé à l'ouest par la mer d'Oman et à l'est par le golfe du Bengale, limité à l'ouest par le Pakistan, au nord par la Chine, le Népal et le Bhoutan, et à l'est par le Bangladesh et la Birmanie.

L'Inde forme un immense État, qui fascine autant par la richesse et l'antiquité de sa civilisation que par la diversité de sa population. Cet État, grand comme six fois la France, fruit d'une longue histoire, résulte directement de la division de l'Empire britannique des Indes au moment de l'indépendance, aboutissant à la formation de deux puis trois États distincts: Inde et Pakistan en 1947, ce dernier se scindant ensuite pour donner naissance au Bangladesh en 1971.

Depuis lors, malgré de nombreuses difficultés et bien des conflits, l'Inde a connu une certaine stabilité politique, et a conservé le même régime de démocratie parlementaire (c'est «la plus grande démocratie du monde»). Une stratégie originale en matière de développement économique lui a permis de devenir une puissance à l'échelle mondiale et de faire face à une augmentation considérable de sa population, qui devrait dépasser celle de la Chine vers le milieu du XXIe siècle. Toutefois, alors que les tensions et les crises graves perdurent, le niveau de vie ne s'améliore que très lentement. 

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Inde - Fiche d'identité

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 Fiche d'identité

Nom officiel : République de l'Inde
Code ISO : IND
Continent : Asie
Superficie : 3 287 590 km²
Fête nationale : 15 août et 26 -janvier
Capitale : New Delhi
Population de la capitale (agglo) : 16 800 000 hab
Population : 1 210 600 000 hab
Densité : 360,09 hab au km²
Taux d'accroissement naturel: 1,8%
Temps de doublement : 36 ans
Espérance de vie : 60,5 an
Taux de natalité : 27
Indice de fécondité : 3,4
Taux de mortalité : 9
Taux d'urbanisation : 25,80 %

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Inde - Géographie physique

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Géographie physique

D'une superficie totale de 3 287 590 km2, le socle indien forme un ensemble de plateaux et de moyennes montagnes, affectant grosso modo la forme d'un losange dont la partie méridionale constitue la péninsule indienne, et la partie septentrionale, jusqu'aux environs de Delhi, une Inde centrale, plus massive. Des moyennes montagnes de diverses origines sont localisées sur les bordures du socle, tandis que les plateaux dominent au centre.

Géologie

La plus grande partie de l'Inde méridionale et centrale est constituée par un socle qui a connu plusieurs phases de sédimentation, de plissement et d'aplanissement par érosion. Il est constitué de roches formées entre le précambrien et la fin du primaire. Les granites et gneiss cristallins, qui offrent une forte résistance à l'érosion, ne sont plus susceptibles que de déformations d'ensemble ou de cassures localisées. Les principaux mouvements tectoniques ont provoqué un basculement d'ensemble du socle, soulevant sa partie occidentale aux dépens du Centre et de l'Est.

De grandes failles ont déterminé le tracé des côtes et créé des reliefs bordiers, continus le long de la côte occidentale de la péninsule. D'autres, qui prennent une direction dominante est-ouest, ont principalement affecté le nord-est du socle. Dans certaines régions se retrouvent les traces de plis anciens désormais arasés; la conservation de leurs «racines» se traduit par des affleurements de roches plus ou moins métamorphisées et dures.

Des sédiments datant de la fin du primaire sont conservés dans des fossés qui renferment d'importantes ressources de houille. Au cours d'une très longue période d'activité volcanique – qui, bien que difficile à dater en raison de l'absence de fossiles, semble avoir commencé au crétacé et s'être prolongée jusqu'au début du tertiaire –, de vastes nappes de laves basaltiques fluides se sont étalées au nord-ouest du socle. Ces laves étant montées le long de multiples fissures, il n'existe pas d'appareils volcaniques bien individualisés. Après chaque phase d'émission, des épisodes de sédimentation et d'altération ont laissé, entre chaque grande coulée, des lits rouges qui se sont superposés. Les surfaces supérieures des dernières coulées forment des plateaux (trapps); elles s'étalent sur plus de 500 000 km2.

Le socle occupe une partie de la plaque indienne, qui se trouve en mouvement vers le nord depuis une centaine de millions d'années, déplacement au cours duquel elle a rencontré, à l'ère tertiaire, la plaque asiatique (ou tibétaine). Au contact de ces deux plaques se sont formées une profonde fosse de subduction et une zone fortement soulevée et plissée: la première a donné naissance aux plaines empruntées par l'Indus et le Gange, la seconde correspond aux puissants reliefs himalayens (Karakorum et Tibet); ces derniers sont flanqués sur leurs bordures, où la collision a été moins violente, par les chaînes des confins afghans, à l'ouest, et par les montagnes prébirmanes, à l'est.

Les montagnes du système himalayen sont formées de roches cristallines, métamorphiques et sédimentaires. L'ensemble a été déformé par d'immenses nappes de charriage déversées vers le sud, puis affectées de cassures et de mouvements d'ensemble largement responsables des grands traits du relief. Des sédiments tertiaires arrachés à la grande chaîne ont été plissés dans les chaînons bordiers des monts Siwalik.

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Inde - Le climat

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Le climat

Comprise entre 8° et 35° de latitude nord, latitudes correspondant respectivement à celles d'Agadir et de Dakar, l'Inde a un climat chaud qui doit beaucoup au mécanisme des moussons (terme venant de l'arabe mausim, «saison»).

L'hiver

En hiver, le pays est recouvert par des zones de hautes pressions appartenant à la famille des anticyclones subtropicaux, lesquels sont présents tout autour du globe en cette saison, un peu au nord du tropique du Cancer. Les pressions diminuant vers l'équateur, les vents qu'émettent les anticyclones prennent une direction nord-est - sud-ouest à la suite de la déviation qu'impose la rotation de la Terre : c'est la mousson d'hiver, qui draine un air sec d'origine continentale. Les anticyclones ne sont pas favorables aux ascendances que nécessite la formation de précipitations; aussi le temps est-il sec sur l'ensemble du territoire, tandis que le ciel demeure clair.

Les températures (souvent plus de 35 °C le jour, autour de 15 °C la nuit) varient en fonction de la latitude et de l'altitude. Elles fléchissent nettement, surtout la nuit, au nord d'une ligne reliant Bombay à Calcutta. Dans les plaines de l'extrême Nord, des gelées nocturnes peuvent survenir. Les derniers mois de la saison sèche (de février à mai) sont très chauds sur l'ensemble du pays: les températures atteignent souvent plus de 35 °C à la mi-journée.

L'été

En été, la circulation atmosphérique est totalement réorganisée. Une dépression, à peu près permanente au nord-ouest de la région, se prolonge en direction du golfe du Bengale par un axe de basses pressions. D'autre part, des dépressions mobiles, qui se forment fréquemment dans le golfe du Bengale et se déplacent vers le nord-ouest, balaient les régions septentrionales. Les pressions étant élevées aux latitudes tropicales de l'hémisphère Sud, un immense courant d'air humide se dirige de l'océan Indien vers la péninsule.

En raison de la déviation due à la rotation de la Terre, ce flux se dirige vers l'Inde sous la forme d'un courant de sud-ouest; il tourne ensuite autour de l'axe dépressionnaire de l'hémisphère Nord, dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre, et remonte la plaine du Gange. La direction de la mousson d'été est donc opposée à celle de la mousson d'hiver.

Le mécanisme de la mousson

L'arrivée de masses d'air humide permet la formation de nuages entraînant d'abondantes précipitations. Celles-ci, inégalement réparties, dépendent à la fois de l'alimentation en air chargé de vapeur d'eau et des mécanismes pouvant provoquer les ascendances nécessaires au déclenchement des pluies. Les précipitations sont particulièrement fortes le long des côtes occidentales de la péninsule, où la mousson bute sur des accidents topographiques assez nets, et dans tout le Nord-Est, où les effets du relief se combinent à ceux des dépressions mobiles, véritables «cheminées d'ascendance».

En revanche, les régions centrales de la péninsule, ainsi que les côtes orientales, plus plates et non touchées par les dépressions, restent modérément arrosées. C'est surtout dans son trajet sud-est - nord-ouest, le long de la plaine du Gange, que la mousson perd une grande partie de son humidité. Les dépressions mobiles, qui jouent un rôle important dans le déclenchement des pluies, sont assez «capricieuses» : de graves sécheresses peuvent survenir les années où elles apparaissent rarement. Le Nord-Ouest connaît des climats beaucoup plus secs, voire à tendance aride.

À mesure que la mousson faiblit, à partir de la fin septembre, les pluies diminuent progressivement. Toutefois, des dépressions mobiles se forment encore dans le golfe du Bengale, uniquement dans les zones les plus méridionales: elles expliquent les pluies dont bénéficient encore les côtes orientales de la péninsule. Certaines de ces dépressions sont suffisamment fortes pour provoquer des dégâts considérables le long des côtes. Le bilan des contrastes saisonniers est nuancé.

Les moyennes montagnes de la côte occidentale et du Nord-Est ainsi que les régions orientales de la plaine du Gange ont des climats très pluvieux. Les moyennes montagnes de l'est du socle et les deltas bordiers du golfe du Bengale, encore bien arrosés, reçoivent la plus grande partie de leurs précipitations en automne.

Les plateaux du centre de la péninsule sont nettement plus secs, moins toutefois que les régions de plaines et de moyennes montagnes (Aravalli) du Nord-Ouest.

La mousson sur les versants himalayens

Les versants himalayens tournés vers le sud sont très arrosés, surtout à l'est et au centre, tandis que la sécheresse marque les bassins et vallées situés dans le nord de la haute chaîne. L'altitude joue un rôle prépondérant: quelques kilomètres seulement séparent les régions de basses pentes, qui connaissent des climats tropicaux humides, des hauts sommets himalayens, où se trouve marquée l'influence polaire.

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Inde - La population

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L'Inde est le deuxième pays du monde par la population

En 2000-2001, l'Inde a procédé à son quatorzième recensement décennal — le premier eut lieu en 1865-1872 —, le sixième depuis son indépendance. Avec 1,210 milliard d'habitants, l'Inde est le deuxième pays du monde par la population, le seul, avec la Chine (1,295 milliard d'habitants [2000]) à dépasser le milliard d'habitants, très loin devant le troisième, les États-Unis d'Amérique (281 millions d'habitants [2000]). L'Union indienne, qui occupe 2,4 % de la surface des terres émergées du globe, abrite 16,7 % de la population mondiale. Les projections laissent penser que, vers 2050, l'Inde sera plus peuplée que la Chine et hébergera alors un peu plus de 17 % de la population mondiale. Les dirigeants indiens ont pris diverses mesures tendant à éviter qu'une hausse trop forte et trop rapide de la population ne vienne réduire à néant les progrès des productions agricoles et industrielles, qui sont parvenues plus ou moins jusqu'à maintenant à accompagner la hausse démographique.

Le taux d'accroissement naturel de la population Indienne

Depuis l'indépendance, le taux d'accroissement naturel est passé de 1,25 % par an pour la décennie 1941-1951 à  2,22 % pour 1971-1981, son maxima, et il est redescendu à 1,93 % pour la période 1991-2001. On constate une évolution parallèle des taux de natalité et de mortalité : de 1965 à  1997, le premier est passé de 40 ‰ à  28 ‰, le second de 17 ‰ à  9 ‰. (Notons que le taux de natalité en Inde reste nettement inférieur à ceux que l'on observe en Afrique subsaharienne ou en Amérique latine.) La mortalité des enfants de moins de cinq ans a chuté : de 177 ‰ en 1980 à  83 ‰ en 1998. Ces chiffres varient considérablement selon le niveau d'éducation de la mère et dans des proportions à peine moindres selon le milieu social : plus le niveau d'éducation de la mère est élevé, plus ce taux est bas, et il est inférieur en milieu urbain par rapport au milieu rural. L'espérance de vie, qui était de 22 ans pour les hommes et les femmes au début des années 1920, s'établissait, en 1998, à 62 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes ; l'Inde est l'un des rares pays où l'espérance de vie moyenne des hommes n'est que très peu inférieure à celle des femmes.

Une politique de limitation des naissances

Le gouvernement a très tôt essayé de promouvoir la limitation des naissances, utilisant plus volontiers la persuasion et la propagande que des méthodes coercitives, sauf en 1976-1977, période durant laquelle l'état d'urgence avait été instauré par Indira Gandhi et où fut mis en œuvre un programme de stérilisation forcée. Les mariages d'enfants ont été interdits et l'âge moyen du mariage est passé de 15 ans à 19 ans pour les femmes et de 21 à 24 ans pour les hommes entre 1950 et les années 1990 ; 40 % des couples indiens utilisent aujourd'hui une méthode de contraception, contre 10 % en 1970. Quoi qu'il en soit, l'amélioration de la condition féminine reste d'autant plus lente que les femmes indiennes accusent un retard certain du point de vue de l'alphabétisation.

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Inde - La diversité des communautés

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Une divisions en communautés

La population indienne se caractérise par une série de divisions très contrastées en communautés. Les divisions liées aux castes sont les plus importantes ; elles reposent sur la répartition des Indiens en quelques milliers de groupes endogames, théoriquement déterminés par une spécialisation professionnelle et dont les membres sont classés selon leur jati (catégorie socio-professionnelle), ainsi qu'une division selon leur varna (catégorie socio-religieuse).

À ces différenciations en castes vient s'ajouter la pluralité des langues et des religions. Si les hindous sont largement majoritaires (82 % de la population [estimation 2001]), devant une très forte minorité de musulmans (120 millions environ, soit quelque 12 % de la population), les fidèles des religions nées dans le monde indien — bouddhistes (environ 0,7 % de la population totale), sikhs (2 % environ), jaïns (0,5 %) ou perse (parsis), ainsi que les chrétiens (2,3 % environ), ne représentent cependant pas plus de 6 % des croyants.

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Inde - Les langues

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L'Inde n'a pas d'unité linguistique.

Les diverses langues parlées appartiennent à quatre groupes distincts : indo-européen dans le Nord ; dravidien dans le Sud ; tibéto-birman autour de l'Himalaya ; austro-asiatique (ou austrique) dans certaines zones «tribales» du centre du pays. Certaines langues des multiples populations tribales ne comptent qu'un faible nombre de locuteurs ; certaines d'entre elles n'ont pas d'expression écrite, d'autres l'ont acquise ou perdue tout récemment. Au total, ce sont quelque quinze cents langues ou dialectes qui sont parlés aujourd'hui en Inde.

Dix-huit langues constitutionnelles

L'Inde compte aujourd'hui dix-huit langues constitutionnelles, qui sont : l'assami (Assam), le bengali (Bengale-Occidental), le gujerati (Gujerat), l'hindi (nord de l'Inde), le kannada (Karnataka), le cachemiri ou kashmiri (Cachemire), le konkani (Goa), le malayalam (Kerala), le manipuri (Manipur), le marathi (Maharashtra), le népali (nord-est de l'Inde), l'oriya (Orissa), le punjabi (Pendjab), le sanskrit, le sindhi (nord-ouest), le tamoul (Tamil Nadu), le telugu (Andhra Pradesh) et l'ourdou (langue des musulmans du nord du pays). L'hindi est la première langue officielle. Quant à l'anglais, langue officielle «associée», il joue un rôle notable dans la vie politique et économique du pays — nombre de quotidiens et de revues sont en anglais, et l'intelligentsia communique souvent en anglais, mais l'enseignement ne s'effectue en anglais que dans une faible proportion (13 % des élèves du secondaire).

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Inde - Le monde vivant

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Un paysage végétal indien très marqué par l'exploitation agricole

Le paysage végétal indien est très marqué par l'exploitation agricole: rizières aux digues plantées de palmiers dans les régions les plus humides, champs ouverts piquetés d'arbres dans les parties les plus sèches. Les forêts ne sont plus guère conservées que dans les moyennes montagnes ou dans l'Himalaya. Dans les premières, on ne trouve de grandes forêts sempervirentes que dans l'extrême Sud-Ouest (celles des autres régions perdent leurs feuilles en hiver). Elles recèlent des essences précieuses, comme le teck ou le santal. Les moyennes montagnes sèches et les parties les plus rocailleuses des plateaux sont recouvertes de brousse épineuse.

En raison de la latitude, les forêts himalayennes peuvent se développer à plus de 3 000 m, voire 4 000 m d'altitude. Le climat chaud et un certain respect de la vie, qui fait partie intégrante de la culture indienne, permettent le maintien d'une faune abondante, avec une extraordinaire variété d'oiseaux, de singes et de reptiles, parmi lesquels figure le fameux cobra.

Des animaux menacés de disparition

Cependant, les animaux qui ont besoin de vastes territoires de chasse ou de pâture sont menacés de disparition, à l'image des tigres, dont l'effectif total ne dépasse pas 300 individus. Naguère encore, le terai offrait des terrains de chasse; mais ils ont à peu près disparu avec le développement du défrichement.

Les éléphants sauvages, pour leur part, ne se rencontrent plus guère que dans des réserves naturelles qui sont assez nombreuses dans les moyennes montagnes.

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