| San
Cristobal
11
août
Les
marchés
Flâner
dans les ruelles de la ville est un vrai bonheur : les maisons
de la période coloniale espagnole sont colorées
et plutôt bien conservées. En poussant quelques
portes, nous découvrons des patios intérieurs
richement décorés. Certains, sont même
aménagés en café, l'occasion de faire
des haltes gourmandes autour de délicieuses pâtisseries,
dans un cadre d'une rare quiétude…
Près
de l'église Santo Domingo, se concentre les deux
principaux marchés de la ville. L'un est dédié
aux produits textiles locaux, tandis que l'autre est résérvé
à l'alimentaire. Essentielement tenus par les artisans
Mayas, les étals sont richement approvisionnés.
Les couleurs et les odeurs sont un régal pour les
sens. Dommage que les Indiens soient à ce point répulsif
à toutes photographies.
San
Juan de Chamula
Vers midi, nous arrivons donc au terminal de bus de Chamula.
On vient ici principalement pour son église. De l'extérieur,
elle est d'apparence classique, un peu comme toutes les
églises du Mexique. Il y a bien sur la façade,
quelques ornements atypiques mais rien d'extravagant. Non,
c'est à l'intérieur que ça se passe.
Dommage qu'il soit impossible de photographier les lieux
car l'endroit est réellement surréaliste.
Sur les bords de l'église sont disposés des
dizaines de statuts de saints, empaquetés dans des
sortes de vitrines en verre. Ici, on vénère
avant tout Saint Jean-Baptiste. Au centre de l'église,
il n'y a pas un banc, les prières se font à
même le sol, au milieu de milliers de bougies parsemées
au quatre coins des lieux et d'aiguilles de pins éparpillées
à terre
La fumée mêlée de l'encens et de la
bougie crée de subtils jeux de lumière dans
l'église, l'odeur est envoûtante.
Mais pour apprécier pleinement les lieux, il faut
s'arrêter et prendre le temps d'observer les gens.
Certains prient agenouillé ou assis sur les aiguilles
de pin devant des bougies incandescentes, d'autres allaitent
leurs enfants ou discutent avec leurs amis, mais curiosité
des curiosités, une bouteille de soda est disposé
devant chaque petit groupe. Sommes-nous arrivés dans
le temple de la secte du Coca-Cola ? La réponse ne
tardera pas. En fait, le Coca sert d'élément
déclencheur… du rot ! Et ici, le rot est élevé
à hauteur d'acte spirituel, il sert à expulser
les mauvais esprits alors chacun s'en donne à cœur
joie ! Nous passerons un long moment à observer la
vie s'organiser à l'intérieur de l'église,
un endroit réellement étonnant !
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