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Palenque
9 Août
Arrivée
à Palenque
Lorsque nous arrivons à Palenque, nous croisons nos
amis Suisses Anton et Lisette qui ont fait la route avec
le minibus (oui oui celui que l'on a pas eu !) Ils sont
là depuis déjà une bonne heure. Nous
mangerons ensemble.
Dehors l'orage gronde et rapidement, il pleut des trombes
! Heureusement, ce temps ne dure jamais trop longtemps,
il faut juste attendre que ça passe. Le soir, après
avoir trouvé un hôtel proche du centre, nous
partons découvrir la ville. Elle ne présente
pas d'intérêt majeur, les maisons sont des
blocs de béton et il n'y a aucun bâtiment historique.
Même le zocalo (place centrale), habituellement si
charmant, n'est pas de très bon goût : les
murs d'enceinte de la place sont peints dans un vert et
un orange criards et les nombreux stands à touristes
de la place, sont couverts avec de tentures en plastique,
un ensemble pas très heureux ! Et puis, lorsque la
nuit tombe et que les lumières de la ville s'illuminent,
la ville revêt un tout autre visage, même le
zocalo retrouve un certain charme.
De toutes façons, on ne vient pas à Palenque
pour le charme de la ville, mais pour ses fameuses ruines
à quelques kilomètres d'ici…
9
Août
Palenque "las
ruinas"
Ce
matin, les filles ne voulaient pas se lever tôt pour
récupérer du voyage de la veille, mais finalement
j'ai eu gain de cause et c'est tant mieux, la lumière
du matin n'a pas son pareil pour contempler les temples
Mayas. On arrivera de bonne heure, trop même, c'est
encore fermé !
Le site de Palenque fait un peu penser à Tikal au
Guatemala : il est entouré d'une forêt luxuriante
puisque la citée a été construite là
où la pleine côtière et la montagne
se rejoignent, et puis, durant sa période de grande
prospérité, entre 600 et 700, l'influence
de Palenque allait jusqu'au Guatemala alors certaines similitudes
existent.
Si l'on doit comparer les deux sites, on peut dire que Tikal
est grandiose et majestueux et Palenque, plus fin plus intimiste.
Certains disent même que Tikal est masculin et Palenque
féminin. Allez savoir !
À l'entrée du site, il y a d'abord le temple
des inscriptions, c'est le mausolée de Pakal, le
souverain sous le règne duquel, la citée fut
la plus prospère. Il est nommé ainsi en raison
des hiéroglyphes Mayas qui ornent l'édifice
supérieur. Face à lui, le Palais - el Palacio
- est un immense édifice sur lequel on peut encore
déambuler avec des salles et des couloirs encore
debout. L'histoire veut que cet édifice fût
construit pour observer le soleil, lorsque celui-ci donnait
directement sur le temple des inscriptions, le 22 décembre
durant le solstice d'hiver. Nous arrivons ensuite à
l'Acropolis sud, c'est là que fut consacré
le dernier homme fort de la citée, Chaacal III vers
720 et c'est aussi ici que fût faites la dernière
grande découverte du site avec quelques textes hiéroglyphiques
et des sculptures. À cette période commence
le déclin de la ville, probablement sous le coup
d'attaques dévastatrices de citées ennemies.
Au dixième siècle, la ville est pratiquement
abandonnée et ce n'est que très tardivement,
vers la fin du dix huitième que la ville est redécouverte.
On finira la visite par le musée où quelques
sculptures et poteries en parfait état sont visibles.
Un très bel endroit.
L'après-midi,
on paye au prix fort notre levée matinale et la température
accablante de la journée, alors c'est avec beaucoup
de plaisir que nous nous sommes retrouvé sous les
ventilateurs de notre hôtel, pour faire une petite
sieste. À la faveur de la fraîcheur du soir,
on fait une dernière balade dans la ville, le temps
d'acheter quelques souvenirs et de boire quelques Corona
et Caipirinha. Demain nous quittons les temples de Palenque
pour poursuivre notre route dans les villages du Chiapas….
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