| Flores
9
août
Retour
au Mexique
De Flores, pour aller à Palenque au Mexique, c'est
assez compliqué. Il y a une dizaine d'heures de voyage
et il faut prendre, tour à tour, un bus, una
lancha (une pirogue) pour remonter un rio jusqu'à
la frontière Guatemala / Mexique, puis de nouveau
un bus. Il est possible de s'organiser par ses propres moyens
pour boucler le trajet, ce qui revient moins cher, mais
le périple est plus incertain car les lanchas
ne partent que lorsqu'elles sont pleines. La sécurité
veut qu'on passe par une agence (30 $) pour organiser les
différents transports. C'est ce que nous ferons,
pour plus de tranquillité. Enfin, c'est ce que nous
pensions…
De
Flores à Palenque
À cinq heures, un minibus vient nous chercher pour
faire les trois heures qui nous mènent jusqu'à
la frontière. À cette heure là, la
vie redémarre et le long de la route. Les paysages
de montagne et de jungle luxuriante sont de toute beauté.
Les
lanchas
Sur le bord du rio, des lanchas nous attendent, elles sont
longues et effilées pour mieux remonter le courant,
car à cette saison des pluies, le rio est marron
et le courant extrêmement fort avec de nombreux tourbillons.
Mieux vaut avoir des marins aguerris car le moindre faux
pas peut être lourd de conséquence.
Nous remonterons le rio pendant ¾ d'heure, jusqu'à
la frontière Guatémaltèque. Le poste
de douane est réduit à sa plus simple expression
: un cabanon en bois posé le long du rio. À
ce moment là, nous sommes pris en charge par des
Mexicains qui doivent maintenant nous emmener jusqu'à
Palenque.
C'est à partir de ce moment que ça a commencé
à sentir l'embrouille ! Il y a bien un minibus, mais
nous somme les derniers arrivés et il n'y a plus
de place pour nous. On nous propose un taxi mais nous comprenons
bien qu'il ne va pas nous faire faire les 4 heures de route
restante ! On nous parle vaguement d'un "crucero"
(croisement) et d'un autre bus mais à nos questions
suspicieuses, ils répondent systématiquement,
todo va bien (tout va bien)! Al crucero,
tout est allé très vite, lorsque le taxi nous
pose, un bus arrive au loin. Doit-on monter ou rester à
exiger un minibus au risque de rester planté ici
? Le bus approche, nous mettons la pression sur le taxi,
mais il ne comprend plus notre espagnol ! Il faut se décider
! On nous avait promis un minibus climatisé et nous
allons nous retrouver dans un collectivo d'un autre
âge ! Grrrr ! Effectivement, ce n'est pas la bonne
affaire, je crois bien qu'on a eu le bus le plus pourri
du Mexique ! Le confort est déplorable, les sièges
sont si déglingués que quelques ressorts transpercent
ce qui reste de tissu. Les accoudoirs sont tellement usés
qu'il n'y a plus de mousse, juste deux plaques en fer qui
cisaillent les coudes. Le moins que l'on puisse dire, est
que l'on ne se sent pas vraiment en sécurité
: les essieux font un bruit d'enfer et le freinage a l'air
aléatoire. En plus, le bougre de chauffeur s'arrête
partout, ici pour prendre un paysan ou là pour transporter
des poules ! On mettra cinq heures avant d'arriver à
destination…
|