| Livingston
3
Août
Livingston
- Caraïbes
Autant le savoir, on ne vient pas au Guatemala pour sa côte
Caribéenne, elle est toute petite, (quelques kilomètres)
et bien loin des clichés "carte postale"
qu'on connaît. Pourtant ce village est une curiosité
au Guatemala. Ici, vivent les Garifunas, des descendants
d'esclaves noirs africains qui ont développé
une culture « hispano-black » bien particulière.
Sur l’embarcadère de Livingston, un hôtel
défraîchit surplombe le rio, de là part
la rue principale, elle est déglinguée et
les échoppes sont organisées dans la plus
parfaite anarchie.
Autre
singularité, la plage. Elle a les attributs de la
plage des caraïbes : les cocotiers qui viennent jusqu’au
bord de l’eau et le sable fin… sauf qu’ici
les rios qui vont à la mer ressemblent à des
égouts, le sable est parsemé de détritus,
la mer marron avec de la mousse dessus et les maisons sont
en tôle ! Bref une plage pas très idyllique
!
4 Août
Livingston
Notre hôtel le «California » est sans
prétention mais correctement tenu. Le seul problème
est la literie, les matelas sont centenaires et en plus
cette nuit là j’ai du affronter une attaque
de fourmis. Par centaines, elles traversaient mon matelas
en fil indienne, une rangée dans un sens, une rangée
dans l’autre, comme sur l’autoroute !
Ce jour là, on se lèvera trop tard pour bouger
du village et notamment aller à une plage correcte
à 1h de bateaux ou aux Sieste Altares des chutes
et bassins d’eau douce paraît-il intéressants
! Tant pis ! On passera la journée à lire,
écrire et mater les gens passer et ici ça
vaut le coup d'œil ! Isa, se fera faire des «
tresitas », une des spécialités du village,
l’occasion de s’engueuler avec une mama black
qui nous demandait un prix digne d’un salon de coiffure
des Champs Élysées. Drôle de village
que Livingston un endroit à part, ni attachant ni
rebutant… une vraie curiosité !
Rio
Dulce
Pour repartir de Livingston, il faut faire le chemin inverse
en lancha, ce n’est pas obligatoire mais c’est
de loin le plus rapide et le plus agréable ! Notre
voyage retour sera du style « touristique »
: observation des oiseaux, arrêt dans la boutique
d’artisanat équitable ou baignade dans les
sources chaudes et sulfureuses. On était plutôt
pressé en raison d’une correspondance mais
finalement, la balade était très sympa !
Au
Guatemala, c’est très difficile de prévoir
ses voyages intérieurs, chacun raconte ce qu’il
veut, alors être déjà sûr du point
d’arrivé du déplacement, c’est
pas si mal et pas toujours facile !
2H30
plus tard, nous sommes à Rio Dulce, notre correspondance
est évidemment partie. On prendra finalement un mini-bus
direct pour Tikal … c’est plus cher mais sans
commune mesure, royal ! Les 5 heures de voyage se passeront
bien …
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