| M'hamid
jeudi
12 août
Les
pistes du désert
Vers
14 heures, les deux 4x4 sont prêts. Isa et moi aurons
comme chauffeur Brahim et Lahrsen conduira Didier et Nicolas.
A cette heure, le vent est brûlant, si brûlant
qu’il est impossible de laisser la fenêtre du
Land Rover grande ouverte sous peine d’avoir l’impression
d’avoir la tête dans le sèche-linge.
Avec cette température de plus de 45° C (48°
?), il faut de l’eau, beaucoup d’eau, seul détail
de l’organisation non pris en charge.
La
route entre Zagora et M’Hamid est taillée dans
un désert de pierre. Il faut 1h30 pour arriver à
M’Hamid, début de la piste. Il reste ensuite
60 km jusqu’à Chigaga, soit environ 2h30 sur
une piste que seul un guide expérimenté peut
franchir tant les pièges sont nombreux.
A mi-chemin, nous faisons une halte dans une oasis où
une source d’eau prend naissance. Un endroit évidemment
nécessaire aux nomades de passage qu’un notable
local a décidé d’emmurer, ce qui évidemment,
ne peut susciter que révolte et indignation. Heureusement,
dans sa grande clémence, ce voleur d’eau a
laissé quelques mètres accessibles. Cette
petite source est le point de ralliement des hommes et des
bêtes environnants.
Coucher
de soleil sur les dunes
Le
soleil commence à décliner et, évidemment,
il n’est pas question de rater le… coucher de
soleil sur les dunes de sable ! Nous reprenons notre route.
Plus loin, nous déposons à sa tente familiale
un nomade que nous avions pris à notre bord à
M’Hamid. Les troupeaux de chameaux que nous croisons
sont impressionnants par leur nombre.
Les dunes sont là, des rondeurs de sable à
perte de vue. Elles sont légèrement rosées,
c’est superbe. Quand nous arrivons, le premier 4x4
est déjà là. Didier et Nicolas ont
déjà disparu dans les courbures des dunes.
Dès notre arrivée, nous n’avons qu’une
envie, nous enfoncer, nous aussi dans les dunes, là-bas,
sur la plus haute. La montée est harassante mais
le spectacle grandiose. En bas, vers les deux 4x4, Larhsen
Mohamed et Brahim préparent le bivouac. Derrière
les dunes, le soleil commence à se coucher et les
ombres s’allongent à l’infini, un délicieux
moment !
|