| Marrakech
jeudi 5 août
Le boulanger
Plus
loin, le boulanger cuit le pain dans un four en pierre. La
chaleur qui règne dans la fosse juste devant est harassante.
Le vieil homme aux traits tirés, à la peau burinée
par l’âge et la chaleur nous fait goûter
son pain encore tout chaud. C’est délicieux.
Les
tanneries
Après
vingt minutes de marche, nous découvrons la tannerie.
Ici, c’est un autre guide qui va nous « prendre
en charge ». Pour nous mettre tout de suite dans l’ambiance,
notre homme nous donne un bouquet de menthe. Respiration régulière
conseillée mais peu efficace !
La grande cour dans laquelle nous pénétrons
est creusée par de nombreux bassins au fond desquels
stagne une eau peu ragoûtante. Certains sont remplis
de chaux pour enlever les poils, les autres de fiente de pigeons
pour assouplir les peaux.
Plus
loin, un homme courbe le dos dans un geste énergique
et répétitif pour gratter les peaux. Chaque
tâche accomplie ici évoque l’enfer sur
terre.
Evidemment,
la visite se termine par un passage dans la boutique. Le vendeur
d’abord sympathique se fera de plus en plus insistant
et c’est très sérieusement, qu’il
nous proposera un tapis à 400 euros ! Rien que ça,
le bougre ! La discussion commence à s'échauffer
quand notre deuxième guide nous réclamera 100
dh (10 euros) pour la visite du lieu. Nous lui en donnerons
cinquante. Et pas un plus à prendre ou à laisser
!
Khaled, le premier guide qui nous avait accrochés nous
réclamera aussi sa dîme qui s’élève
également à 100 dh. La situation fini par m’énerver
et le ton commence à monter. Isa insiste pour les lui
donner. Je l’engueule et lui donne malgré tout
la somme. C’est vrai que la visite était intéressante
!
Moral
de l'histoire, taxis, vrais guides ou faux guides, il faut
toujours négocier le prix avant, surtout à Marrakech...
Gueliz
Nous quittons la tannerie pour nous infiltrer à nouveau
dans le souk et rejoindre la place Jemaa el fna. De là,
nous irons faire un tour dans le quartier de Gueliz, la ville
nouvelle hors de la médina, en partie construite sous
le protectorat français. L’endroit est sans grand
intérêt. Le soir, dernier petit restau dans la
médina et demain, nous louerons une voiture pour poursuivre
notre route vers les côtes de l’Atlantique à
Essaouira. |