| Arrivée
Singapour
28 juillet -
7H30, la
chaleur moite de Singapour est à nos pieds. La ville se réveille
alors que nous avons envie d'aller nous coucher ! Les formalités
sont rapides et Singapour Airlines, qui nous offre la jonction et
2 nuits d'hôtel est remarquablement efficace. A notre hôtel,
l'Albert Court, nous commencons par faire une petite sieste réparatrice,
nous sommes debout depuis 40 heures et la fatigue commence à
se faire sentir.

Singapour
28 et 29 juillet
-
Nous passerons 2 nuits à Singapour, l'occasion
de découvrir cette ville étonnante assez loin des
stéréotypes communément entendus. Certes, les
gratte-ciel sont là, mais il régne dans cette ville
une quiétude que la taille de la ville ne laisse pas soupçonner.
La circulation est fluide, l'air respirable et de nombreux espaces
verts agrémentent la ville. Une situation que bien d'autres
mégapôles d'Asie du Sud-Est doivent envier !
Revers de la médaille, la ville est aseptisée et les
comportements déviants sont sévèrement punis
! Il est interdit de mâcher du chewing-gum, de fumer dans
la rue (sauf à proximité d'un cendrier public), d'y
manger, de cracher par terre et j'en passe ! La vie d'un Singapourien
ne semble pas des plus délurée ! Une des activités
autorisée voire encouragée est le shopping. Orchard
Road, la principale rue commerçante de la ville est une succession
de centres commerciaux dont la taille relègue nos centres
à l'état de supermarchés de quartier ! Toutes
les grandes marques sont présentes pour combler leur frénésie
acheteuse. Et pour les fanatiques de high-tech, il est fortement
déconseillé d'emmener sa CB... c'est hallucinant !
Little india, chinatown.
Bonne surprise quand même, certains quartiers ont
été épargnés par la folie bétonneuse.
Little India par exemple, un petit bout d'Inde au milieu de la ville.
Tout ici, nous rappelle ce pays : les restaus, les boutiques, les
odeurs et évidemment les rites religieux qui se pratiquent
à même la rue. Plus étonnant encore Chinatown
avec ses maisonnettes restaurée avec bon goût (trop
?) au milieu des gratte-ciel, l'endroit fait figure de rescapé
! A la nuit tombée, les nombreuses échoppes sont un
merveilleux endroit pour déguster d'inombrables spécialités
pour 3 fois rien !
C'est la fin de notre court séjour à Singapour, ce
temple du commerce qui semble pourtant préserver son cadre
de vie et faire une place à ses nombreuses communautés.
Demain sera une autre aventure probablement moins confortable mais
surement plus excitante !

Départ pour la Malaisie
30 juillet-
Ce matin, nous ne nous levons pas très tôt,
ce qui n'est pas une bonne idée pour préparer un voyage...
mais le décalage horaire fait encore son effet. Lorsque nous
arrivons à la gare, tous les bus pour Mersing sont partis,
il nous faut changer de stratégie ! Nous décidons
alors de réduire l'objectif initial à la 1ère
grande ville de Malaisie, Johor Bahru juste après la frontière.
Nous espérons que de là, des liaisons régulières
nous permettrons de rejoindre Mersing. Mais manifestement la Malaisie
c'est plus compliqué que ça ! Toujours est-il que
4 bus et 5 heures plus tard, nous avons fait moins de 40 kms ! A
ce rythme là, on va mettre 3 semaines pour rejoindre la mer
de Chine. A Kota Tinggi, on décide de changer de braquet
et de prendre un taxi pour faire les 100 kms restants. Nous proposons
au seul touriste présent dans la gare, de partager la course
avec nous. Notre compagnon de route, Contantinius, est un grand
gaillard grec, un type sympa à l'anglais aussi approximatif
que le nôtre ! Nous avons quand même réussi à
comprendre que c'est un "survivant" ! Vous savez, le jeu
débile sur TF1 (M6 ?), Survivor ? Apparemment, ils tournent
les versions grecques, suisses et hollandaises en ce moment sur
une île près de Tioman. Constantinius lui s'est fait
éliminer alors il a le droit de sortir. Finalement on vit
sur une petite planète... même TF1 nous rattrape !
1H30 plus tard, nous arrivons donc a Mersing trop tard pour partir
sur l'île de Tioman, le dernier ferry est au loin dans la
baie. Du coup, nous avons pris un hôtel à Mersing.

Départ
pour l'île de Tioman
31 juillet
Vers 10 h, on ouvre un oeil. Je pars seul boire un café.
C'est toujours une expérience intéressante que de
trouver son premier café dans un pays que l'on ne connaît
pas (certains comprendront !). Je m'arrête dans le premier
boui-boui. On me propose du riz et un tas de plats que je ne connais
pas. J'en reste au café et à une sorte de galette
soufflée sur le gril. Le café est servi dans un sachet
comme le thé. Je n'avais encore jamais vu ça. Apparemment
c'est "A la façon malaisienne". C'est curieux mais
le goût est assez proche du café ! C'est déjà
ça !
Vers 11 h, nous prenons le Speed Boat pour Tioman sans
trop savoir sur quel embarcadère nous nous arrêterons.
On choisira Tekek, l'option village malaisien plutôt que le
plan "touristes". Notre hôtel n'est pas super confortable
mais les bungalows sont les pieds dans l'eau et le couple de Malaisiens
qui tient la boutique est vraiment adorable. On passera le reste
de la journée à se reposer au bord de l'eau.

L'Ile de Tioman - Monkey Bay
1er août
-
Ce
matin, direction Monkey Bay, une baie paradisiaque à
15 mn de bateau. Lorsque l'on arrive à l'embarcadère
le bateau est déjà parti. Il va falloir, décidément,
qu'on s'organise un peu mieux ! Du coup, il nous faut négocier
un Taxi Boat. Nous souhaitons aller à Salang (la
crique après Monkey Bay) et rejoindre la baie à travers
la jungle puis nous faire reprendre par un bateau en fin d'après
midi. Ce n'est pas donné, mais on ne devrait pas être
déçus !
A Salang, nous prenons des forces au restau chinois sur la plage
avant de partir pour les 2 ou 3 kms à travers la forêt.
Ce n'est pas la performance du siècle mais la grimpette est
sévère; de quoi prendre une méga-grosse suée
dans la chaleur moite de la jungle. Par endroit la flore a repris
le dessus sur le chemin. Il faut presque sortir la machette ! On
croisera quelques singes et un varan... qui a eu plus peur que nous
!
Les tee-shirts dégoulinants, nous arrivons enfin à
Monkey Bay. Un petit coin de paradis ou seulement 2 personnes sont
présentes. L'eau est turquoise et la baie est bordée
d'une forêt envahissante que seule une petite bordure de sable
blanc sépare de la mer. Là, on a un peu l'impression
d'avoir été "téléportés"
dans une carte postale. Sous l'eau malheureusement, les coraux sont
pour l'essentiel morts, probablement piétinés au fil
des ans. Dommage. On passera quelques heures dans l'eau du lagon
dans une tranquillité absolue. A 5 heures notre Taxi
Boat vient nous rechercher.
Le soir nous passerons la soirée a discuter avec notre voisine
de bungalow, Jue, une charmante malaisienne de 29 ans, célibataire
et à la recherche du prince charmant (une asiat charmante
et célib... un certain qui se reconnaîtra, doit en
frétiller de bonheur !)
C'en est fini de l'île de Tioman, demain nous retournons sur
le continent direction Cherating, plus au nord sur la mer de Chine.
l'île de Tioman => Cherating
2 août
A 7H00,
nous sommes debout bien décidés à ne pas rater
les départs de bus ! A 8H00, nous prenons le 1er Speed
Boat, c'est plus "tape cul" mais plus rapide que
le ferry. A 9H30, nous sommes à Mersing sur le continent...
mais le bus ne part qu'à 12H30. Tous nos efforts sont bien
mal récompensés ! Le bus est relativement confortable
et 4h plus tard il nous dépose à Cherating. Sur les
conseils du Routard, nous allons au Tanjong Inn, un endroit
vraiment très jolie. Les bungalows sont dans un parc parfaitement
entretenu jouxtant
la plage, le tout pour 75 RM (18 Euros). Dans ce haut lieu du tourisme
Malaisien (le Club Med y est même installé), les touristes
sont peu nombreux, probablement le contrecoup du SRAS. Les touristes
ont fuit l'Asie.

Cherating - les batiks
3 août
Ce
matin le ciel est gris, ce qui n'engage guère à la
baignade. On en profite donc pour aller visiter les ateliers de
Batiks dans le village. Les Batiks sont des tissus imprimés
faits à la main dont les motifs sont très largement
inspirés de la mer : dauphins, poissons, coraux... Certains
sont délicieusement kitsch, un peu comme les tableaux que
l'on voit dans les restaus asiatiques chez nous !
Devant l'atelier quelques Batiks sont exposés et proposés
à la vente mais l'originalité de l'atelier Matahari
est qu'il est possible de fabriquer ici son propre batik. Une excellente
façon de libérer son énergie créatrice
! Nous voilà donc partis pour quelques heures dans la réalisation
de pièces uniques... probablement de futurs chef-d'oeuvre
! Visite guidée.
Dans l'atelier, il y a un bric-à-brac indescriptible : d'abord
des peintures stockées dans des fonds de bouteilles en plastique,
avec d'innombrables teintes ; il en traîne partout ! Ensuite,
les tréteaux pour tendre les tissus. Et puis au milieu de
la pièce, une sorte de cire portée à ébullition
dégageant une odeur de bougie fondue.
Pour cette 1ère expérience, nous restons modestes
et nous non contentons d'une petite surface sur le devant d'un tee-shirt.
Une fois le tee-shirt tendu sur le tréteau, la 1ère
étape consiste à dessiner le motif au crayon à
papier. Ce n'est déjà pas facile sur une feuille mais
sur un tissu... galère ! Pour simplifier, nous nous aidons
de formes prédécoupées, étoile, dauphin,
éléphant...
Une fois les motifs dessinés, nous passons à la 2e
étape, la plus délicate car toute erreur est irrécupérable
: l'application de la cire en ébullition. Le principe est
simple et ingénieux. A l'aide, d'un "stylet réservoir"
(chanting), il faut suivre les contours du dessin pour y déposer
une couche de cire. Il est indispensable de changer de cire toutes
les minutes sinon elle durcit dans le stylet. La cire sert à
délimiter les différentes zones et à "bloquer"
la couleur à l'intérieur de celles-ci.
3e étape, la mise en couleur des motifs. Si l'étape
précédente a été correctement réalisée,
l'application de la couleur est aisée, il suffit d'appliquer
le pinceau dans la zone et le tissu absorbe la couleur. Là
ou ça se complique, c'est lorsque l'on veut faire des dégradés
ou mélanger 2 couleurs. Il faut alors "pousser"
la couleur avec de l'eau (dégradé) ou avec une autre
couleur.
Voilà les chefs-d'oeuvre sont terminés, enfin pour
ce qui nous concerne car il faut ensuite fixer la couleur dans un
bain de sodium et faire bouillir le tissu pour faire fondre la cire.
Les traits de cire deviennent alors blancs.
L'atelier
de batik tire à sa fin, il nous restera d'excellents souvenirs
et 2 splendides tee-shirts !

Cherating
- River trip
4 août
C'est notre dernier jour ici, l'occasion d'aller goûter
les saveurs de la plage. Elle est immense et fait un peu penser
aux plages des Landes (sans vouloir offenser qui que ce soit !).
L'eau en revanche est moins accueillante, les méduses sont
paraît-il fréquentes et l'eau pas très claire.
A 15H30, nous avons rendez-vous pour le "River Trip",
une balade en bateau dans la mangrove. Notre guide est en retard
et le départ est repoussé d'une heure, ce qui nous
a laissé le temps d'effectuer la première mise à
jour de ce site dans le cyber café d'à coté.
Lorsque je leur ai demandé un "client FTP" pour
transférer mes fichiers, j'ai cru que je leur parlais chinois
(quoique, il m'aurait probablement mieux compris !). Je télécharge
donc un FTP... Evidemment, ça s'est mal passé, pour
une étrange raison mes fichiers se sont renommés en
"capitale" durant l'opération, m'obligeant à
revenir le soir effectuer un "renommage" manuel...
A 16H30, c'est le départ du "River Trip", ce n'est
pas la bonne heure pour y croiser des animaux, mais le circuit de
2 heures ne manque pas de charme. Sur la bateau nous croiserons
un couple de nîmois avec qui nous prendrons l'apéro
plus tard, l'occasion d'échanger nos impressions de voyage.

Cherating
=> Perhentian Islands
5 août
A
7h30, nous sommes debout. Si tout se passe bien, un taxi doit venir
nous chercher à notre hôtel. Nous prenons ensuite un
bus (5 heures), puis un taxi pour nous emmener à l'embarcadère
des Perhentian Islands. Nous optons pour le slow- boat pour nous
rendre sur l'île. Le bateau, un ancien chalutier est plus
typique. L'embarquement est épique. Il faut traverser 5 autres
chalutiers avec les sacs à dos pour accéder au nôtre.
Le vieux diesel du moteur fait un bruit assourdissant et crache
une fumée noire, mais la traversée est un délicieux
moment. Comme il n'y a pas d'embarcadère sur l'île,
se sont des taxis-boat qui prennent le relais pour débarquer
sur la plage. Nous choisissons Long Beach, la plage la plus touristique.
Mauvaise idée ! Nous nous sommes retrouvés à
arpenter la plage pour s'entendre dire "It's full". Du
coup, on a changé d'île, de Kecil, nous sommes passés
à Besut. Et c'est tant mieux, car l'endroit est merveilleux
!

Perhentian
Islands
6 et 7 août
Cette nuit, nous avons droit à notre 1er méga
orage. Avec le toit en tôle de notre bungalow, le
vacarme est assourdissant. Au petit matin le ciel est voilé,
mais il ne pleut plus. Finalement, un temps moins accablant de chaleur
pour découvrir l'incroyable beauté de ces îles.
Car si on pensait avoir vu une carte postale à l'île
de Tioman, alors là, nous n'avons plus de qualificatifs.
La plage de sable blanc est un vrai délice et l'eau bleue
turquoise d'une transparence hallucinante. Mais la bonne surprise
est encore ailleurs. Sous l'eau. Les fonds sous-marins sont ici
d'une très grande beauté, c'est d'ailleurs, ce qui
fait la réputation de l'île. De nombreux Diving
center organisent des sorties en bouteille, nous nous contenterons
du snorkelling. Le 1er jour, nous prenons un tour en bateau
avec 3 sorties en différents points de l'île. Mais
le site derrière notre hôtel est tout aussi fabuleux.
En partant de la plage, on arrive tout d'abord dans un champ de
coraux. De toutes les formes et de toutes les couleurs, de quoi
passer des heures à se régaler les yeux. L'eau est
très claire et les poissons si nombreux qu'on a l'impression
de nager dans un aquarium. Des jaunes, des rouges, des bleus, des
rayés, des longs, des ronds, un vrai bonheur. Pour peu qu'on
ait une tranche de pain dans la main, et c'est une nuée de
poissons qui nous suit. Ils viennent même nous manger dans
la main.
Après les coraux, à 10 mn de brasse, le shark
corner reef. Ici, il est fréquent d'apercevoir des requins
de récifs, ils sont petits et inoffensifs et on ne se sent
pas très fiers !
Et ce n'est pas tout pour ce fabuleux endroit. Toujours à
10-15 mn de snorkelling, on arrive à une sorte de
prairie sous-marine. A la mi-journée, on y croise des tortues
en train de manger l'herbe. Difficile d'évaluer leur taille
à cette profondeur, mais elles font environ 1 mètre.
Au fond de l'eau, leurs mouvements sont lents mais lorsque l'on
s'approche de plus près et qu'elles sentent le danger, dans
un élan majestueux elles disparaissent au loin dans la mer.
Il est temps pour nous de faire les bagages. Demain, nous prendrons
le speed boat pour retourner sur le continent. Nous traverserons
le pays d'est en ouest jusqu'à Penang.
Des images et des couleurs en tête, nous quitterons ce petit
coin de paradis où la richesse aquatique est un spectacle
à la portée de tous. Nul besoin ici d'être un
as de la plongée pour en prendre plein les yeux. Ciao, Perhentian
Islands !

Perhentian
Islands
=> Kota Bahru => Penang
7 août
A
18h30, nous avons nos billets et le départ est à 10h,
ce qui nous laisse le temps d'aller nous balader dans Kota Bahru.
Nous allons d'abord dans le grand shopping center à
l'entrée de ville. Notre 1er en Malasie. Un drôle d'endroit
dans un building moderne, mais dont l'essentiel des boutiques ont
un look désuet. A la tombée de la nuit, nous nous
rendons dans le centre ville. La foule est nombreuse à se
restaurer, flâner, ou boire un verre. Et puis, à l'heure
de la prière musulmane, la place se vide. Il nous faut maintenant
retourner à la station de bus pour le début de notre
nuit que nous pressentons pas très bonne.

Penang
- Georgetown
8
et 9 août
Vers 5h du matin, nous sommes
enfin à Penang, une peu dans le "pâté",
mais à bon port. Notre point de chute sera le Cathay Hôtel,
une somptueuse bâtisse coloniale au charme d'époque.
Le prix des hôtels à Penang est modique et pour notre
hôtel plutôt chic, nous paieront 60 Ringgits (moins
de 15 euros) pour une grande chambre avec clim et mobilier d'époque.
Royal ! Pour aller à l'hôtel, nous prenons un trickshaw
(taxi vélo). On n'a pas pu s'empêcher de prendre un
fou rire ! Le pauvre chauffeur devait vraiment "en chier"
avec nous deux et nos sacs à dos. Arrivée fracassante
devant le Cathay Hôtel !
Penang
est une île mythique qui a toujours accueilli de nombreux
voyageurs. Et c'est vrai que sa capitale Georgetown est chargée
d'histoire. Mais, comme dans tous les faubourgs des grandes villes
malaises, les tours poussent comme des champignons tandis que dans
le centre qui est encore préservé (pour combien de
temps ?), chaque ruelle est l'occasion de découvertes étonnantes.
Même si l'emprise des chinois sur la ville est marquée,
toutes les communautés cohabitent : indiens, malais, indonésiens.
Une bonne façon de découvrir la ville est de se rendre
dans les lieux de culte. Avec une constante étonnante il
est très facile de rentrer dans l'intimité de ces
communautés. On peut regarder, écouter..., photographier
dans l'indifférence ou mieux on est invités à
se joindre à leurs festivités. Nous venions de rendre
notre moto et en remontant Chulia street, nous avons été
invités à suivre une fête chinoise : la célébration
des fantômes. Au fond d'une petite ruelle, un temple temporaire
est dressé constitué de grandes bâches en plastique
sur lesquelles sont peintes et habillées de tissus des divinités.
L'effervescence qui règne autour est frénétique.
Sur de grandes tables dressés devant l'autel une multitude
d'offrandes : plateaux de fruits, nourriture variée, bougies,
encens... Là, une centaine de chinois s'agitent dans tous
les sens. L'occasion pour nous de prendre de nombreux clichés,
tous ratés ! Un bruit assourdissant et une fumée dense
envahissent l'atmosphère. Des hommes et des enfants frappent
avec véhémence sur des gongs portés à
bout de bras. Les femmes allument des poignés d'encens qu'elles
secouent fébrilement. Dans la cour adjacente, des chinois
s'activent à l'élaboration d'un énorme foyer
dans lequel ils jettent, en les faisant voler, des milliers de papiers
multicolores. Aussi étrange, l'accueil qui nous est réservé.
Les gens nous sourient, nous invitent à les prendre en photo
et à les enregistrer. Ils nous convient même à
leur table, nous offrent des cigarettes et de la bière. Certains
se lancent dans une explication confuse de la cérémonie
à laquelle nous sommes en train d'assister. Soudain, dans
un élan hystérique, les hommes se mettent à
démonter l'ensemble de la construction. A
grand renfort de cris et de gongs, les branchages,
les lampes en papier, les bâches avec les armatures en bois
sont apportés et entassées sur le foyer en préparation.
Puis, tous se mettent à allumer les bougies disposées
dans les canettes de bière qui délimitent le feu.
La fumée qui se dégage de l'encens brûlé
est suffocante. Le foyer, rapidement allumé s'embrase à
grand vitesse. Au milieu des hautes flammes, des milliers de papiers
s'envolent au dessus des toits. La chaleur est étouffante
et tous s'éloignent de cet enfer. A ce moment, les corps
et les esprits semblent enfin relâcher toute la tension. Sauf
dans un recoin de la cour où un jeune homme est dans une
quasi transe. Des hommes lui écartèlent bras et jambes
sur lesquels ils tirent avec force. D'autres le frappent assez violemment
au torse et au visage (désenvoutement ?).
Il est 23h30 nous n'avons pas mangé et beaucoup bu ! Epuisés,
nous saluons nos hôtes et rentrons nous coucher.
Voici
les très belles explications du Routard concernant cette
fête religieuse.
Fête des fantômes affamés
( édition 2002-2003 - Malaisie - Guide du routard)
Durant le 7e mois de l'année lunaire (juillet et août),
les chinois (et par superstition les musulmans) se tiennent sur
leur garde car les damnés de l'enfer chinois (prostitués,
voleurs, opiomanes, meurtriers, etc.) ont droit à un petit
mois de vacances sur terre. La communauté vit alors dans
l'inquiétude. Toute action personnelle ou professionnelle
devient dangerueuse. Il ne faut absolument rien entreprendre afin
de ne donner aucune chance aux esprits du mal. En revanche, affamés
par les richesses terrestres, les démons demandent à
être nourris. Aussi de faux billets et cartes de paiement
sont ils brûlés et même des jolies petites voitures
ou des maisons en carton peint. On met aussi à leur disposition
de copieux et délicieux plateeaux de victuailles assaisonnées
d'énormes bâtons d'encens. Les fantômes s'en
gavent les narines et les hommes se régalent.

Cameron
Highlands
10
et 11 août
Autant
le dire tout de suite, les Cameron Highlands on ne les a pas vu
dans de très bonnes conditions, je suis arrivé KO
debout avec une crève carabinée ! Probablement un
coup de chaud-froid avec la clim, à moins que ce ne soit
le début du SRAS... l'avenir le dira ! On nous avait vendu
un trajet de 4 heures depuis Penang, on en a mis 6 et on a été
acueillis par un bel orage. On aurait pu rêver plus belle
arrivée ! Pourtant "sur papier", les Cameron Highlands
ont tout d'une halte reposante, Tanah Rata, le principal village
est une petite station de montagne perchée aux environs de
1600 mètres où l'air y est frais et pur. Un point
de départ pour des balades en forêt, des visites de
plantations de thé, de fermes à papillons, rûches
ou, comble de l'exotisme pour ici, de roseraies ou de cultures de
fraises.

L'île
de Pangkor
11
et 12 août
Dernière
escale en bleue de notre périple malais avant la capitale,
Kuala Lumpur. Pangkor est une île qui dispose de nombreux
atouts pour séduire les voyageurs, de belles plages, des
bungalows bien intégrés dans le paysage et une vraie
vie malaise. Ici, on vit et on travaille. Essentiellement de la
pêche. Alors au lieu de seulement regarder le sable blanc,
les cocotiers et la mer azur, on a regardé aussi Pangkor
la travailleuse. Les docks, les quais, les arrières-boutiques,
des coins pas très beaux, pas très propres... un petit
bout de Malaisie "d'en bas" comme dirait l'autre ! On
a traversé des allées peu engageantes où les
bouteilles en plastique et les immondices suivent le ressac de la
mer. Et puis on a fini par trouver des recoins jolis. Et les maisons
rongées par le sel ont le charme de l'authentique.
Pangkor, c'est aussi les singes. Lors de notre arrivée nous
avions repéré un groupe sur le bord de la route. Avec
notre moto de location, nous sommes retournés à cet
endoit et toute la petite famille était encore là
! Super ! Au début, les singes sont assez indifférents
à notre présence, ils mangent, jouent, ou "se
cherchent les poux". Et puis un homme en moto est passé
leurs jeter des fruits. Avec la nourriture, le singe semble moins
joueur ! La quête des fruits est l'occasion de batailles assez
violentes, un gros singe (probablement le dominant) essayant de
ramener l'essentiel de la mise ! A partir de là, tout est
allé très vite, les singes surexcités se sont
mis à nous menacer. Isa, hurlait cachée derrière
la moto pendant que je faisais de grands mouvements avec le casque
pour les tenir à distance. Un bon petit coup de flip !

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