Dernières nouvelles

Mise à jour du 4 Août
- 28 - Arrivée Singapour
- 28, 29/7 - Singapour
- 30/7 - Départ Malaisie
- 31/7 - Départ pour l'île de Tioman
- 1/8 - Tioman - Monkey Bay

Mise à jour du 8 Août
- 2/8 - L'île de Tioman => Cherating
- 3/8 - Cherating - les batiks
- 4/8 - Cherating - le River Trip
- 5/8 - Cherating => Perhentian Islands
- 6, 7/8 - Perhentian Islands

Mise à jour du 15 Août
- 7/8 - Perhentian Islands => Kota Bahru => Penang

- 8, 9/8 - Penang - Georgetown
- 10, 11/8 - Cameron Highlands
- 11, 12/8 - L'île de Pangkor

Arrivée Singapour
28 juillet -
7H30, la chaleur moite de Singapour est à nos pieds. La ville se réveille alors que nous avons envie d'aller nous coucher ! Les formalités sont rapides et Singapour Airlines, qui nous offre la jonction et 2 nuits d'hôtel est remarquablement efficace. A notre hôtel, l'Albert Court, nous commencons par faire une petite sieste réparatrice, nous sommes debout depuis 40 heures et la fatigue commence à se faire sentir.

Singapour
28 et 29 juillet
-
Nous passerons 2 nuits à Singapour, l'occasion de découvrir cette ville étonnante assez loin des stéréotypes communément entendus. Certes, les gratte-ciel sont là, mais il régne dans cette ville une quiétude que la taille de la ville ne laisse pas soupçonner. La circulation est fluide, l'air respirable et de nombreux espaces verts agrémentent la ville. Une situation que bien d'autres mégapôles d'Asie du Sud-Est doivent envier !
Revers de la médaille, la ville est aseptisée et les comportements déviants sont sévèrement punis ! Il est interdit de mâcher du chewing-gum, de fumer dans la rue (sauf à proximité d'un cendrier public), d'y manger, de cracher par terre et j'en passe ! La vie d'un Singapourien ne semble pas des plus délurée ! Une des activités autorisée voire encouragée est le shopping. Orchard Road, la principale rue commerçante de la ville est une succession de centres commerciaux dont la taille relègue nos centres à l'état de supermarchés de quartier ! Toutes les grandes marques sont présentes pour combler leur frénésie acheteuse. Et pour les fanatiques de high-tech, il est fortement déconseillé d'emmener sa CB... c'est hallucinant !

Little india, chinatown.
Bonne surprise quand même, certains quartiers ont été épargnés par la folie bétonneuse. Little India par exemple, un petit bout d'Inde au milieu de la ville. Tout ici, nous rappelle ce pays : les restaus, les boutiques, les odeurs et évidemment les rites religieux qui se pratiquent à même la rue. Plus étonnant encore Chinatown avec ses maisonnettes restaurée avec bon goût (trop ?) au milieu des gratte-ciel, l'endroit fait figure de rescapé ! A la nuit tombée, les nombreuses échoppes sont un merveilleux endroit pour déguster d'inombrables spécialités pour 3 fois rien !

C'est la fin de notre court séjour à Singapour, ce temple du commerce qui semble pourtant préserver son cadre de vie et faire une place à ses nombreuses communautés. Demain sera une autre aventure probablement moins confortable mais surement plus excitante !

Départ pour la Malaisie
30 juillet-

Ce matin, nous ne nous levons pas très tôt, ce qui n'est pas une bonne idée pour préparer un voyage... mais le décalage horaire fait encore son effet. Lorsque nous arrivons à la gare, tous les bus pour Mersing sont partis, il nous faut changer de stratégie ! Nous décidons alors de réduire l'objectif initial à la 1ère grande ville de Malaisie, Johor Bahru juste après la frontière. Nous espérons que de là, des liaisons régulières nous permettrons de rejoindre Mersing. Mais manifestement la Malaisie c'est plus compliqué que ça ! Toujours est-il que 4 bus et 5 heures plus tard, nous avons fait moins de 40 kms ! A ce rythme là, on va mettre 3 semaines pour rejoindre la mer de Chine. A Kota Tinggi, on décide de changer de braquet et de prendre un taxi pour faire les 100 kms restants. Nous proposons au seul touriste présent dans la gare, de partager la course avec nous. Notre compagnon de route, Contantinius, est un grand gaillard grec, un type sympa à l'anglais aussi approximatif que le nôtre ! Nous avons quand même réussi à comprendre que c'est un "survivant" ! Vous savez, le jeu débile sur TF1 (M6 ?), Survivor ? Apparemment, ils tournent les versions grecques, suisses et hollandaises en ce moment sur une île près de Tioman. Constantinius lui s'est fait éliminer alors il a le droit de sortir. Finalement on vit sur une petite planète... même TF1 nous rattrape !
1H30 plus tard, nous arrivons donc a Mersing trop tard pour partir sur l'île de Tioman, le dernier ferry est au loin dans la baie. Du coup, nous avons pris un hôtel à Mersing.

Départ pour l'île de Tioman
31 juillet
Vers 10 h, on ouvre un oeil. Je pars seul boire un café. C'est toujours une expérience intéressante que de trouver son premier café dans un pays que l'on ne connaît pas (certains comprendront !). Je m'arrête dans le premier boui-boui. On me propose du riz et un tas de plats que je ne connais pas. J'en reste au café et à une sorte de galette soufflée sur le gril. Le café est servi dans un sachet comme le thé. Je n'avais encore jamais vu ça. Apparemment c'est "A la façon malaisienne". C'est curieux mais le goût est assez proche du café ! C'est déjà ça !
Vers 11 h, nous prenons le Speed Boat pour Tioman sans trop savoir sur quel embarcadère nous nous arrêterons. On choisira Tekek, l'option village malaisien plutôt que le plan "touristes". Notre hôtel n'est pas super confortable mais les bungalows sont les pieds dans l'eau et le couple de Malaisiens qui tient la boutique est vraiment adorable. On passera le reste de la journée à se reposer au bord de l'eau.

L'Ile de Tioman - Monkey Bay
1er août
-
Ce matin, direction Monkey Bay, une baie paradisiaque à 15 mn de bateau. Lorsque l'on arrive à l'embarcadère le bateau est déjà parti. Il va falloir, décidément, qu'on s'organise un peu mieux ! Du coup, il nous faut négocier un Taxi Boat. Nous souhaitons aller à Salang (la crique après Monkey Bay) et rejoindre la baie à travers la jungle puis nous faire reprendre par un bateau en fin d'après midi. Ce n'est pas donné, mais on ne devrait pas être déçus !
A Salang, nous prenons des forces au restau chinois sur la plage avant de partir pour les 2 ou 3 kms à travers la forêt. Ce n'est pas la performance du siècle mais la grimpette est sévère; de quoi prendre une méga-grosse suée dans la chaleur moite de la jungle. Par endroit la flore a repris le dessus sur le chemin. Il faut presque sortir la machette ! On croisera quelques singes et un varan... qui a eu plus peur que nous !
Les tee-shirts dégoulinants, nous arrivons enfin à Monkey Bay. Un petit coin de paradis ou seulement 2 personnes sont présentes. L'eau est turquoise et la baie est bordée d'une forêt envahissante que seule une petite bordure de sable blanc sépare de la mer. Là, on a un peu l'impression d'avoir été "téléportés" dans une carte postale. Sous l'eau malheureusement, les coraux sont pour l'essentiel morts, probablement piétinés au fil des ans. Dommage. On passera quelques heures dans l'eau du lagon dans une tranquillité absolue. A 5 heures notre Taxi Boat vient nous rechercher.
Le soir nous passerons la soirée a discuter avec notre voisine de bungalow, Jue, une charmante malaisienne de 29 ans, célibataire et à la recherche du prince charmant (une asiat charmante et célib... un certain qui se reconnaîtra, doit en frétiller de bonheur !)
C'en est fini de l'île de Tioman, demain nous retournons sur le continent direction Cherating, plus au nord sur la mer de Chine.

l'île de Tioman => Cherating
2 août
A 7H00, nous sommes debout bien décidés à ne pas rater les départs de bus ! A 8H00, nous prenons le 1er Speed Boat, c'est plus "tape cul" mais plus rapide que le ferry. A 9H30, nous sommes à Mersing sur le continent... mais le bus ne part qu'à 12H30. Tous nos efforts sont bien mal récompensés ! Le bus est relativement confortable et 4h plus tard il nous dépose à Cherating. Sur les conseils du Routard, nous allons au Tanjong Inn, un endroit vraiment très jolie. Les bungalows sont dans un parc parfaitement entretenu jouxtant la plage, le tout pour 75 RM (18 Euros). Dans ce haut lieu du tourisme Malaisien (le Club Med y est même installé), les touristes sont peu nombreux, probablement le contrecoup du SRAS. Les touristes ont fuit l'Asie.



Cherating - les batiks
3 août

Ce matin le ciel est gris, ce qui n'engage guère à la baignade. On en profite donc pour aller visiter les ateliers de Batiks dans le village. Les Batiks sont des tissus imprimés faits à la main dont les motifs sont très largement inspirés de la mer : dauphins, poissons, coraux... Certains sont délicieusement kitsch, un peu comme les tableaux que l'on voit dans les restaus asiatiques chez nous !
Devant l'atelier quelques Batiks sont exposés et proposés à la vente mais l'originalité de l'atelier Matahari est qu'il est possible de fabriquer ici son propre batik. Une excellente façon de libérer son énergie créatrice ! Nous voilà donc partis pour quelques heures dans la réalisation de pièces uniques... probablement de futurs chef-d'oeuvre ! Visite guidée.
Dans l'atelier, il y a un bric-à-brac indescriptible : d'abord des peintures stockées dans des fonds de bouteilles en plastique, avec d'innombrables teintes ; il en traîne partout ! Ensuite, les tréteaux pour tendre les tissus. Et puis au milieu de la pièce, une sorte de cire portée à ébullition dégageant une odeur de bougie fondue.
Pour cette 1ère expérience, nous restons modestes et nous non contentons d'une petite surface sur le devant d'un tee-shirt. Une fois le tee-shirt tendu sur le tréteau, la 1ère étape consiste à dessiner le motif au crayon à papier. Ce n'est déjà pas facile sur une feuille mais sur un tissu... galère ! Pour simplifier, nous nous aidons de formes prédécoupées, étoile, dauphin, éléphant...
Une fois les motifs dessinés, nous passons à la 2e étape, la plus délicate car toute erreur est irrécupérable : l'application de la cire en ébullition. Le principe est simple et ingénieux. A l'aide, d'un "stylet réservoir" (chanting), il faut suivre les contours du dessin pour y déposer une couche de cire. Il est indispensable de changer de cire toutes les minutes sinon elle durcit dans le stylet. La cire sert à délimiter les différentes zones et à "bloquer" la couleur à l'intérieur de celles-ci.
3e étape, la mise en couleur des motifs. Si l'étape précédente a été correctement réalisée, l'application de la couleur est aisée, il suffit d'appliquer le pinceau dans la zone et le tissu absorbe la couleur. Là ou ça se complique, c'est lorsque l'on veut faire des dégradés ou mélanger 2 couleurs. Il faut alors "pousser" la couleur avec de l'eau (dégradé) ou avec une autre couleur.
Voilà les chefs-d'oeuvre sont terminés, enfin pour ce qui nous concerne car il faut ensuite fixer la couleur dans un bain de sodium et faire bouillir le tissu pour faire fondre la cire. Les traits de cire deviennent alors blancs.

L'atelier de batik tire à sa fin, il nous restera d'excellents souvenirs et 2 splendides tee-shirts !

Cherating - River trip
4 août
C'est notre dernier jour ici, l'occasion d'aller goûter les saveurs de la plage. Elle est immense et fait un peu penser aux plages des Landes (sans vouloir offenser qui que ce soit !). L'eau en revanche est moins accueillante, les méduses sont paraît-il fréquentes et l'eau pas très claire. A 15H30, nous avons rendez-vous pour le "River Trip", une balade en bateau dans la mangrove. Notre guide est en retard et le départ est repoussé d'une heure, ce qui nous a laissé le temps d'effectuer la première mise à jour de ce site dans le cyber café d'à coté. Lorsque je leur ai demandé un "client FTP" pour transférer mes fichiers, j'ai cru que je leur parlais chinois (quoique, il m'aurait probablement mieux compris !). Je télécharge donc un FTP... Evidemment, ça s'est mal passé, pour une étrange raison mes fichiers se sont renommés en "capitale" durant l'opération, m'obligeant à revenir le soir effectuer un "renommage" manuel...
A 16H30, c'est le départ du "River Trip", ce n'est pas la bonne heure pour y croiser des animaux, mais le circuit de 2 heures ne manque pas de charme. Sur la bateau nous croiserons un couple de nîmois avec qui nous prendrons l'apéro plus tard, l'occasion d'échanger nos impressions de voyage.


Cherating => Perhentian Islands
5 août

A 7h30, nous sommes debout. Si tout se passe bien, un taxi doit venir nous chercher à notre hôtel. Nous prenons ensuite un bus (5 heures), puis un taxi pour nous emmener à l'embarcadère des Perhentian Islands. Nous optons pour le slow- boat pour nous rendre sur l'île. Le bateau, un ancien chalutier est plus typique. L'embarquement est épique. Il faut traverser 5 autres chalutiers avec les sacs à dos pour accéder au nôtre. Le vieux diesel du moteur fait un bruit assourdissant et crache une fumée noire, mais la traversée est un délicieux moment. Comme il n'y a pas d'embarcadère sur l'île, se sont des taxis-boat qui prennent le relais pour débarquer sur la plage. Nous choisissons Long Beach, la plage la plus touristique. Mauvaise idée ! Nous nous sommes retrouvés à arpenter la plage pour s'entendre dire "It's full". Du coup, on a changé d'île, de Kecil, nous sommes passés à Besut. Et c'est tant mieux, car l'endroit est merveilleux !

Perhentian Islands
6 et 7 août
Cette nuit, nous avons droit à notre 1er méga orage. Avec le toit en tôle de notre bungalow, le vacarme est assourdissant. Au petit matin le ciel est voilé, mais il ne pleut plus. Finalement, un temps moins accablant de chaleur pour découvrir l'incroyable beauté de ces îles. Car si on pensait avoir vu une carte postale à l'île de Tioman, alors là, nous n'avons plus de qualificatifs. La plage de sable blanc est un vrai délice et l'eau bleue turquoise d'une transparence hallucinante. Mais la bonne surprise est encore ailleurs. Sous l'eau. Les fonds sous-marins sont ici d'une très grande beauté, c'est d'ailleurs, ce qui fait la réputation de l'île. De nombreux Diving center organisent des sorties en bouteille, nous nous contenterons du snorkelling. Le 1er jour, nous prenons un tour en bateau avec 3 sorties en différents points de l'île. Mais le site derrière notre hôtel est tout aussi fabuleux. En partant de la plage, on arrive tout d'abord dans un champ de coraux. De toutes les formes et de toutes les couleurs, de quoi passer des heures à se régaler les yeux. L'eau est très claire et les poissons si nombreux qu'on a l'impression de nager dans un aquarium. Des jaunes, des rouges, des bleus, des rayés, des longs, des ronds, un vrai bonheur. Pour peu qu'on ait une tranche de pain dans la main, et c'est une nuée de poissons qui nous suit. Ils viennent même nous manger dans la main.
Après les coraux, à 10 mn de brasse, le shark corner reef. Ici, il est fréquent d'apercevoir des requins de récifs, ils sont petits et inoffensifs et on ne se sent pas très fiers !
Et ce n'est pas tout pour ce fabuleux endroit. Toujours à 10-15 mn de snorkelling, on arrive à une sorte de prairie sous-marine. A la mi-journée, on y croise des tortues en train de manger l'herbe. Difficile d'évaluer leur taille à cette profondeur, mais elles font environ 1 mètre. Au fond de l'eau, leurs mouvements sont lents mais lorsque l'on s'approche de plus près et qu'elles sentent le danger, dans un élan majestueux elles disparaissent au loin dans la mer.
Il est temps pour nous de faire les bagages. Demain, nous prendrons le speed boat pour retourner sur le continent. Nous traverserons le pays d'est en ouest jusqu'à Penang.
Des images et des couleurs en tête, nous quitterons ce petit coin de paradis où la richesse aquatique est un spectacle à la portée de tous. Nul besoin ici d'être un as de la plongée pour en prendre plein les yeux. Ciao, Perhentian Islands !

Perhentian Islands => Kota Bahru => Penang
7 août

A 18h30, nous avons nos billets et le départ est à 10h, ce qui nous laisse le temps d'aller nous balader dans Kota Bahru. Nous allons d'abord dans le grand shopping center à l'entrée de ville. Notre 1er en Malasie. Un drôle d'endroit dans un building moderne, mais dont l'essentiel des boutiques ont un look désuet. A la tombée de la nuit, nous nous rendons dans le centre ville. La foule est nombreuse à se restaurer, flâner, ou boire un verre. Et puis, à l'heure de la prière musulmane, la place se vide. Il nous faut maintenant retourner à la station de bus pour le début de notre nuit que nous pressentons pas très bonne.

Penang - Georgetown
8 et 9 août
Vers 5h du matin, nous sommes enfin à Penang, une peu dans le "pâté", mais à bon port. Notre point de chute sera le Cathay Hôtel, une somptueuse bâtisse coloniale au charme d'époque. Le prix des hôtels à Penang est modique et pour notre hôtel plutôt chic, nous paieront 60 Ringgits (moins de 15 euros) pour une grande chambre avec clim et mobilier d'époque. Royal ! Pour aller à l'hôtel, nous prenons un trickshaw (taxi vélo). On n'a pas pu s'empêcher de prendre un fou rire ! Le pauvre chauffeur devait vraiment "en chier" avec nous deux et nos sacs à dos. Arrivée fracassante devant le Cathay Hôtel !
Penang est une île mythique qui a toujours accueilli de nombreux voyageurs. Et c'est vrai que sa capitale Georgetown est chargée d'histoire. Mais, comme dans tous les faubourgs des grandes villes malaises, les tours poussent comme des champignons tandis que dans le centre qui est encore préservé (pour combien de temps ?), chaque ruelle est l'occasion de découvertes étonnantes.
Même si l'emprise des chinois sur la ville est marquée, toutes les communautés cohabitent : indiens, malais, indonésiens. Une bonne façon de découvrir la ville est de se rendre dans les lieux de culte. Avec une constante étonnante il est très facile de rentrer dans l'intimité de ces communautés. On peut regarder, écouter..., photographier dans l'indifférence ou mieux on est invités à se joindre à leurs festivités. Nous venions de rendre notre moto et en remontant Chulia street, nous avons été invités à suivre une fête chinoise : la célébration des fantômes. Au fond d'une petite ruelle, un temple temporaire est dressé constitué de grandes bâches en plastique sur lesquelles sont peintes et habillées de tissus des divinités. L'effervescence qui règne autour est frénétique. Sur de grandes tables dressés devant l'autel une multitude d'offrandes : plateaux de fruits, nourriture variée, bougies, encens... Là, une centaine de chinois s'agitent dans tous les sens. L'occasion pour nous de prendre de nombreux clichés, tous ratés ! Un bruit assourdissant et une fumée dense envahissent l'atmosphère. Des hommes et des enfants frappent avec véhémence sur des gongs portés à bout de bras. Les femmes allument des poignés d'encens qu'elles secouent fébrilement. Dans la cour adjacente, des chinois s'activent à l'élaboration d'un énorme foyer dans lequel ils jettent, en les faisant voler, des milliers de papiers multicolores. Aussi étrange, l'accueil qui nous est réservé. Les gens nous sourient, nous invitent à les prendre en photo et à les enregistrer. Ils nous convient même à leur table, nous offrent des cigarettes et de la bière. Certains se lancent dans une explication confuse de la cérémonie à laquelle nous sommes en train d'assister. Soudain, dans un élan hystérique, les hommes se mettent à démonter l'ensemble de la construction. A grand renfort de cris et de gongs, les branchages, les lampes en papier, les bâches avec les armatures en bois sont apportés et entassées sur le foyer en préparation. Puis, tous se mettent à allumer les bougies disposées dans les canettes de bière qui délimitent le feu. La fumée qui se dégage de l'encens brûlé est suffocante. Le foyer, rapidement allumé s'embrase à grand vitesse. Au milieu des hautes flammes, des milliers de papiers s'envolent au dessus des toits. La chaleur est étouffante et tous s'éloignent de cet enfer. A ce moment, les corps et les esprits semblent enfin relâcher toute la tension. Sauf dans un recoin de la cour où un jeune homme est dans une quasi transe. Des hommes lui écartèlent bras et jambes sur lesquels ils tirent avec force. D'autres le frappent assez violemment au torse et au visage (désenvoutement ?).
Il est 23h30 nous n'avons pas mangé et beaucoup bu ! Epuisés, nous saluons nos hôtes et rentrons nous coucher.

Voici les très belles explications du Routard concernant cette fête religieuse.
Fête des fantômes affamés ( édition 2002-2003 - Malaisie - Guide du routard)
Durant le 7e mois de l'année lunaire (juillet et août), les chinois (et par superstition les musulmans) se tiennent sur leur garde car les damnés de l'enfer chinois (prostitués, voleurs, opiomanes, meurtriers, etc.) ont droit à un petit mois de vacances sur terre. La communauté vit alors dans l'inquiétude. Toute action personnelle ou professionnelle devient dangerueuse. Il ne faut absolument rien entreprendre afin de ne donner aucune chance aux esprits du mal. En revanche, affamés par les richesses terrestres, les démons demandent à être nourris. Aussi de faux billets et cartes de paiement sont ils brûlés et même des jolies petites voitures ou des maisons en carton peint. On met aussi à leur disposition de copieux et délicieux plateeaux de victuailles assaisonnées d'énormes bâtons d'encens. Les fantômes s'en gavent les narines et les hommes se régalent.

Cameron Highlands
10 et 11 août
Autant le dire tout de suite, les Cameron Highlands on ne les a pas vu dans de très bonnes conditions, je suis arrivé KO debout avec une crève carabinée ! Probablement un coup de chaud-froid avec la clim, à moins que ce ne soit le début du SRAS... l'avenir le dira ! On nous avait vendu un trajet de 4 heures depuis Penang, on en a mis 6 et on a été acueillis par un bel orage. On aurait pu rêver plus belle arrivée ! Pourtant "sur papier", les Cameron Highlands ont tout d'une halte reposante, Tanah Rata, le principal village est une petite station de montagne perchée aux environs de 1600 mètres où l'air y est frais et pur. Un point de départ pour des balades en forêt, des visites de plantations de thé, de fermes à papillons, rûches ou, comble de l'exotisme pour ici, de roseraies ou de cultures de fraises.

L'île de Pangkor
11 et 12 août
Dernière escale en bleue de notre périple malais avant la capitale, Kuala Lumpur. Pangkor est une île qui dispose de nombreux atouts pour séduire les voyageurs, de belles plages, des bungalows bien intégrés dans le paysage et une vraie vie malaise. Ici, on vit et on travaille. Essentiellement de la pêche. Alors au lieu de seulement regarder le sable blanc, les cocotiers et la mer azur, on a regardé aussi Pangkor la travailleuse. Les docks, les quais, les arrières-boutiques, des coins pas très beaux, pas très propres... un petit bout de Malaisie "d'en bas" comme dirait l'autre ! On a traversé des allées peu engageantes où les bouteilles en plastique et les immondices suivent le ressac de la mer. Et puis on a fini par trouver des recoins jolis. Et les maisons rongées par le sel ont le charme de l'authentique.
Pangkor, c'est aussi les singes. Lors de notre arrivée nous avions repéré un groupe sur le bord de la route. Avec notre moto de location, nous sommes retournés à cet endoit et toute la petite famille était encore là ! Super ! Au début, les singes sont assez indifférents à notre présence, ils mangent, jouent, ou "se cherchent les poux". Et puis un homme en moto est passé leurs jeter des fruits. Avec la nourriture, le singe semble moins joueur ! La quête des fruits est l'occasion de batailles assez violentes, un gros singe (probablement le dominant) essayant de ramener l'essentiel de la mise ! A partir de là, tout est allé très vite, les singes surexcités se sont mis à nous menacer. Isa, hurlait cachée derrière la moto pendant que je faisais de grands mouvements avec le casque pour les tenir à distance. Un bon petit coup de flip !


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