Krka
Lundi
8 août
Parc
National de Krka
Nous sommes cueillis à froid, par un bouchon sur la
route de Sibenik au point d'hésiter à faire
demi tour. Finalement nous maintiendrons le cap ! Deux
options sont possibles pour visiter le parc, soit par Skradin
avec un accès en bateau où par un chemin de
quatre km environ, soit par Lozovac l'entrée principale.
Trois voitures sur quatre vont à Lozosac, nous irons
à Skradin !
Skradin est un petit village au charme certain posé
le long de la rivière Krka qui se jette non loin de
là dans la mer. D'ailleurs, on se croirait dans un
bras de mer comme il en existe tout le long de la côte
Adriatique, mais quelques roseaux sur les rives trahissent
la présence de l'eau douce.
Pour
se rendre au parc, il faut prendre le bateau (gratuit !)
qui remonte le fleuve et nous pose à l'entrée
des cascades. A l'embarcadère la queue est impressionnante,
et les bateaux qui s'en vont ressemblent à des boat
people tant ils sont remplis ! Nous opterons finalement
pour le chemin de randonnée le long de la rivière,
une balade merveilleuse dans le sillon de la rivière
entre le vert des collines boisées et rocailleuses
et le bleu profond de la Krka.
Et
puis l'entrée du parc approche, la foule grossit, grossit…
Les cascades sont maintenant toutes proches mais ce sont d'abord
les cris de la foule qui parviennent à nos oreilles !
Au pied, des cascades, la pelouse est noire de monde, la nature
ici sent la crème solaire ! On devine tout juste
le vrombissement des cascades pourtant toutes proches !
Il
faut reconnaître cependant que l'endroit a quelque chose
de magique, l'eau jaillit dans un flux bouillonnant et anarchique
du milieu de la végétation, un spectacle somptueux
dû aux sols karstiques qui en charriant des sédiments
provoquent des barrières naturelles qui transforment
sans cesse le paysage. Un chemin joliment aménagé
permet de longer les cours d'eau et d'admirer ce paysage hors
du commun. On arrive même à en oublier la foule
!
Pour le retour, nous choisissons la voix maritime, le trajet
ne dure qu'un quart d'heure mais c'est un vrai régal.
De
retour à Tribunj, nous mangerons dans un lieu auquel
on peut attribuer la palme du plus mauvais restaurant de notre
voyage. Le service a été horriblement long et
les calamars grillés ressemblaient à des chamalows
caoutchouteux ! Seul,
le spectacle offert par le serveur passablement empoté
nous a fait franchement rire. Il a passé son temps
à maugréer en faisant tant bien que mal son
boulot, sous les reproches incessants de son patron...
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