| Les
voleuses de sable
Sur la plage, il y a les voleuses de sable, des femmes, quasi
exclusivement, qui ramassent le sable pour le revendre à
l'industrie du bâtiment. Le travail est harassant sous
cette chaleur accablante. Lorsqu'il ne reste plus de sable
sur le rivage alors les femmes vont le chercher dans l'eau,
ballottées par les vagues et brûlées par
le sel.
Cette
activité est si fréquente sur Santiago que certaines
plages ont pratiquement disparu, il ne reste plus que des
graviers et la plage prend alors des allures de carrière
à ciel ouvert. Une fois amassé, le sable est
trié en petits tas en fonction de la grosseur du sédiment.
Même les endroits les plus reculés font l'objet
de cette exploitation. À Pedra Badejo, la grande plage
de sable noir est protégée par les militaires
pour éviter sa disparition !
Étonnante
activité que ces voleuses de sable, là où
d'autres grattent la terre pour extraire des minerais ou des
minéraux, les femmes ici récoltent le sable
charrié par la mer. Une activité assez éclairante
sur le niveau de développement du pays qui reste l'un
des plus pauvres du monde...
Tarrafal
Tarrafal, au nord de l'île a manifestement grandi trop
vite et de façon anarchique mais la ville dispose quand
même de nombreux atouts. Il y a d'abord quelques petits
restaurants forts sympathiques, on y mange donc plutôt
bien. Le marché à coté de la place centrale
vaut aussi le détour, tout comme la plage de sable
blanc.
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