| L'épave
Sur
l'île de Santiago, il n'y a pas d'infrastructures touristiques
très développées et encore moins de circuit
"découverte" ou d'itinéraire conseillé,
alors il faut faire au feeling ! Il nous mènera d'abord
à une épave de bateau sur la cote est de l'île.
Les paysages sont une succession de collines arides roussies
par le soleil. Peu d'arbres ont survécu à ces
conditions difficiles et ceux qui ont résisté,
subissent les assauts du vent. Et ici, le vent on connaît
!
La dernière partie du trajet, avant de rejoindre la
mer, est une piste. Pas la peine de compter sur un panneau
pour indiquer le chemin, il faut demander à chaque
intersection... heureusement rares.
Notre
Opel, n'est pas vraiment adaptée à la situation,
le moindre caillou tape sous le bas de caisse, alors la progression
est lente.
Au
point d'eau, deux paysans abreuvent leur maigre bétail
dont on se demande bien ce qu'ils peuvent bien manger sur
cette terre si peu fertile. Ils se prêteront avec plaisir
à notre présence.
En
approchant de la mer, quelques oasis verdissent le paysage,
comme ces bananeraies ou quelques femmes s'activent à
la tâche et après les derniers palmiers, la plage
apparaît. Le sable est noir, si noir que le bleu de
la mer n'en paraît que plus profond. Et puis, derrière
le cap, la silhouette de l'épave du bateau se dessine.
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