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Santa
Maria
Ce matin, en ouvrant les volets, c'est un peu
la surprise. Le Sakaroulé, notre hôtel, est
à une intersection de deux rues en terre et les maisons
alentours sont en construction. Le mot "construction"
n'est d'ailleurs pas le plus approprié car elles
sont pour l'essentiel déjà habitées,
elles sont juste figées dans un état inachevé,
une chose très courante au Cap-Vert.
La
plage
La plage de Santa Maria est très belle, le sable
est blanc, l'eau turquoise et quelques beaux rouleaux permettent
aux surfeurs de se faire quelques vagues. Sur la plage,
il y a bien quelques touristes mais très peu, ils
sont concentrés plus loin vers les grands hôtels.
Les Cap-Verdiens viennent faire du surf mais aussi des exercices
physiques, pompes, barres asymétriques, et foot.
La plage est leur salle de sports. Les parties de foot improvisées
sont particulièrement étonnantes, les Cap-Verdiens
ne partageant pas que la langue avec les Brésiliens.
C'est avec un talent certain qu'ils enchaînent, jongles,
passades aériennes et enroulés "à
la Brésilienne", de vrais artistes !
Pour
cette première journée, il nous faut aussi
boucler la suite de notre voyage. Dans l'agence du bord
de plage tout est très compliqué, tellement
compliqué que nous ne trouverons aucune solution
pour aller sur les îles que nous souhaitions visiter.
Il y a bien un vol sur Sao Vicente mais il est impossible
de revenir avant 10 jours. Nous croiserons d'ailleurs une
Française tout aussi désespérée
que nous devant la difficulté de se déplacer
dans les îles.
Nous décidons alors de nous rendre à Espargos
à l'autre bout de l'île pour savoir ce qu'il
est possible de faire en bateau. Notre taxi a du mal à
savoir où nous poser pour des renseignements sur
les lignes maritimes, c'est dire si l'endroit est mis en
valeur ! Lorsque nous arrivons, un homme est assis sur un
bureau en bois, il dispose d'une feuille photocopiée
des horaires du bateau et d'une carte des îles. Autant
dire pas grand chose, si ce n'est de beaucoup de gentillesse
et même d'un français très correct,
suffisamment pour savoir que s'il est possible de partir
dans les deux jours, il n'est pas possible de revenir dans
un délai compatible avec notre retour en France.
Troisième
tentative, cette fois à l'aéroport international
de Sal. A l'agence de la compagnie aérienne cap-verdienne,
une dame nous trouvera 3 A/R pour Praia, sur l'île
de Santiago (176 €/personne). Ce n'est pas sur cette
île que nous souhaitions aller, mais nous n'allons
pas faire la fine bouche, Santiago fera l'affaire !
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